Sur une carte de la Gaule romaine, Bournezeau est un lieu habité, indiqué sous le nom “Bléais”. Le bourg portait primitivement le nom de son possesseur “Blois”, puis, à la fin du XVIIème siècle, celui de “Creil de Bournezeau”, à cause de son nouveau seigneur. Selon l’opinion la plus couramment admise, Bournezeau serait la corruption phonétique de Bourg nouveau. Cette hypothèse va à l’encontre d’une règle de la linguistique qui veut que la francisation des anciens “Burgus novus” donne généralement “Bourg neuf”. En fait, le nom de la localité serait formé du pré-latin “born” (source) et de deux suffixes diminutifs “ic” et “ellum”. Bournezeau serait donc “la toute petite source”.
Le culte des saints fournit aux localités un contingent notable de noms religieux. Saint-André, Saint Pierre, Saint-Louis, Sainte-Marie sont des villages qui datent du XIXème siècle.
Dès l’époque gallo-romaine, on prend l’habitude de donner au domaine le nom du propriétaire. Par la suite, beaucoup de hameaux et domaines ruraux se voient attribuer le nom de leur fondateur ou de leur premier propriétaire, augmenté de diverses terminaisons, comme ière ou erie, en sous-entendant maison ou propriété. Des formations de ce genre sont très nombreuses dans la commune : La Brunière (la propriété du sieur Brun), La Borlière (Borel), La Martinière (Martin), L’Hermitière (L’Hermite, nom qui existe toujours dans notre région), La Girardière (Girard), La Terrandière (Terrand) La Poussardière, La Guignardière, La Vredaisière, La Louisière, La Poupardière, etc…
Une beigne désignait autrefois une bosse de terrain, une petite éminence, un mamelon. Ce nom reflète l’aspect géographique du lieu.
Ce nom est dérivé du mot “retorta” d’origine latine, qui désignait des liens d’osier. Puis, ce furent des branches entrelacées pour empêcher les troupeaux collectifs du village d’aller brouter sur les jachères.
C’est une variante du mot “follet” qui, en patois vendéen, désigne un lutin, un farfadet. Selon les légendes, les esprits follets étaient généralement de taille naine, taquins, espiègles, mais non méchants. Il est permis de penser qu’on les a vus jadis batifoler dans ce lieu champêtre.
Ce nom conserve le souvenir d’un bois, d’un bouquet d’arbres. Il est fréquemment utilisé avec une épithète : grand, petit…
Cette appellation a vraisemblablement une explication cynégétique. Il s’agirait d’un mot dérivé du latin “venitio” qui signifiait “chasse”; quant au suffixe “onem” à l’origine de la terminaison on, on le retrouve souvent dans le nom des domaines gallo-romains.
Le premier terme désigne des terres pauvres et incultes, où poussaient ajoncs et bruyères. Quant au second terme il se rattache au vieux français “bret”, (piège à oiseaux). Ce mot composé donne à penser qu’on devait pratiquer l’art de la chasse aux pièges sur ces terres.
C’était un terrain planté d’osiers.
Ce nom vient de “aujon”qui signifie “ajonc épineux”.
C’est littéralement “le territoire, où vivent les perdrix”.
Ce mot signifie “un lieu planté de saules, une saulaie”.
Cette demeure a été fondée par un certain Mathurin. Ultérieurement, un des nouveaux occupants a été à son tour dénommé Mathurin, recevant ainsi le nom du domaine.
C’est le domaine des corbeaux.
“Thi” représente un dérivé du norrois “thveit”, “tuit”, qui désigne “un terrain défriché”. “Both”, mot de même origine, a le sens d’abri, de baraque. Le nom du lieu-dit signifie donc “la baraque du terrain défriché”. C’est une empreinte de la présence normande dans la région.
Ce nom évoque le souvenir des greniers du roi, où la gabelle déposait le sel. Au XVIème siècle et au XVIIème siècle, Bournezeau était le plus important marché au sel de la contrée. A la fin du XIXème siècle, il existait encore une marchande de sel près du cimetière. Survivance de l’activité d’autrefois ?
Cette appellation s’apparente à “froment” et non pas à ferme. Les terres environnantes devaient fournir sur le marché de la belle farine de froment, réputée pour sa qualité. Ce lieu-dit signifie donc “terre à froment”.
En patois vendéen, houx se dit “cou” (mot vraisemblablement d’origine celtique). La Coussaie serait donc à l’origine un lieu planté de houx.
La présence d’un chêne remarquable suffisait à distinguer cet endroit et Bertin désignait le propriétaire de l’arbre (même remarque pour le chêne Martin).
A. Pégorier (Institut géographique national) indique qu’il s’agit d’une rigole dans un pré pour écouler l’eau, voire d’un fossé. La mise en valeur du sol se faisait aussi par assèchement.
C’est vraisemblablement un membre de la famille de Blois Penthièvre, qui pour attirer les serfs de ses voisins par la garantie d’un meilleur traitement et l’octroi de privilèges, fonda au commencement du XIIIème siècle ce village baptisé Villeneuve.
En vieux français, la barre avait le sens de “barrière”, “clôture”, “palissade” pour gêner la pâture des animaux. Parfois, c’était une barrière servant à assurer les droits de péage, que les sergents exigeaient sur divers chemins.
A l’origine, ce nom désignait une partie de la villa (grand domaine agricole de l’époque gallo-romaine). Il s’agissait des dépendances qui comprenaient généralement les habitations des ouvriers et les bâtiments agricoles. De nos jours, ce nom désigne un écart ou un village.
Ces lieux -dits remettent en mémoire une importante activité du passé, le forgeron, qui était l’homme le plus utile des anciens villages : il confectionnait lui-même des fers pour les animaux, découpait le métal en bandes minces pour le cerclage des roues, fabriquait des outils, des armes rudimentaires, des objets divers, tels que les grilles, les coqs des clochers, les socs de charrue etc…La forge représentait la métallurgie rurale, pratiquée à l’aide de moyens réduits.
Ce mot à une origine assez obscure. Il pourrait s’agir du domaine du sieur Pelage, à moins que les gens de ce lieu ne se soient flattés d’être riches en bêtes à poil, à une époque où la recherche du gibier était appréciée, non seulement pour la chair, mais aussi pour la peau et les poils indispensables à des fins vestimentaires et artisanales.
L’imagination de nos ancêtres s’est exercée dans la désignation des noms de lieux. C’était jadis un endroit ingrat, que le cultivateur a rendu propice à la culture et où il a fini par gagner son pain.
Ce nom vient de l’ancien français “boul” qui désigne le bouleau. Il atteste la présence de bouleaux à l’époque de la création du village. Jean-Yves Jaulin nous précise qu’avant 1825, ce lieu sans habitation s’appelait “Vézicamp” Cette appellation est dérivée du patois “vézi”= venir = voie et du latin “campus” = champ. Les premières habitations apparurent à la Croisée de la Boule avec l’arrivée du chemin de fer en 1871 et la modification du tracé de la voirie (D7 et chemin vicinal n°8 ; voir vieux cadastre de 1825). Avec l’empierrement des chemins, les habitants de la Boule prirent l’habitude de passer par ce lieu qui prit une nouvelle appellation, au début du XXème siècle, “La Croisée de la Boule”.
Nom généralement donné à un site exposé à tous les vents
Au moyen âge, les défricheurs et les bûcherons bâtissaient des huttes qui constituaient des habitations temporaires. Les lieux-dits Les loges (ci-après) étaient ceux, où l’on construisait ces baraques au toit de feuillage. Un logis désignait également une ferme ou des vieilles demeures.
A l’époque féodale, on appelait “loge” une cabane ou toit de feuillage, qui constituait une habitation pour les bûcherons et les défricheurs. Comme la création du village de Villeneuve, ce nom évoque le souvenir des défrichements pour conquérir de nouvelles terres cultivables.
C’est un petit bitard, animal imaginaire, à la chasse duquel on entraine un naïf. Le chasseur novice passait la nuit en sentinelle, près d’un grand feu, à attendre en vain l’arrivée de l’oiseau fabuleux qui devait être attiré par les flammes. Ce nom désigne, soit l’endroit, où se pratiquait cette chasse particulière, soit la demeure d’une victime de ce canular.
Cette appellation expressive a été donnée récemment à des maisons nouvelles, en diverses localités, dont Bournezeau. La Fenêtre : Au Moyen-Age, on désignait sous le nom de fenêtre une petite clairière au milieu d’un bois.
L’identification est évidemment due au passage ou à la présence saisonnière de cet oiseau migrateur, en cet endroit. Les bécasses au long bec, habituées à fouiller la vase, pouvaient se livrer à leurs recherches au bord de l’étang voisin.
C’étaient les ormes qui étaient très répandus dans la région au Moyen-âge.
Comme son nom l’indique, le hameau est né à la suite du défrichement d’un bois appartenant à un certain Bonneau.
L’étymologie du mot reste obscure. Il est probable comme souvent autrefois, que le domaine se vit attribuer le nom du premier propriétaire ou exploitant. La Végo serait tout simplement “la terre du sieur Végo”. Cet anthroponyme est d’autant plus difficile à déterminer que du Vème au Xème siècle les noms de personnes étaient devenus germaniques, par esprit d’imitation, suivant la mode de l’époque, qui délaissait les anciens noms gallo-romains.
Cette appellation, dérivée du latin “brevis” (bref), s’explique par le surnom Brejon, donné à une personne de petite taille, qui fut propriétaire du domaine.
Il s’agit d’une déformation de “Lendit” provenant de l’agglutination de “l’endit”. En ancien français, ce mot désignait le jour déterminé, où était fixée la tenue d’une foire ou d’un marché. On le traduisait par le latin “indictum”, c’est-à-dire “fixé”. Au XVIème siècle, on disait encore “indire une foire” pour en fixer la date. D’où des toponymes comme le Lundi et la célèbre foire du Lendit à Saint-Denis, près de Paris. Selon J.L.Le Quellec, le mot Lendit résulte d’un emprunt direct au latin “indictus” et pourrait témoigner de ce qu’il y eut continuité entre les foires gauloises, puis mérovingiennes, carolingiennes et même capétiennes. Ainsi, le Petit Lundi, évoquerait le souvenir d’une petite assemblée, d’un petit marché qui, en des temps lointains se tenait à cet endroit, à une date fixe.
Autrefois, Saint-Vincent-Fort-du -Lay. L’élément “Fort” vient du latin “furca”, qui signifie fourche en français. Tout près de Saint-Vincent, se trouve l’Assemblée-des-deux-Lays, autrement dit, la fourche du Lay “Furca Lédis” qui désigne donc le confluent. Par contre, Dom Fonteneau prétend que le mot Fort est d’origine saxonne et provient de “Ford” signifiant gué. Cette commune a été rattachée à celle de Puymaufrais pour former une nouvelle commune appelée Saint-Vincent-Puymaufrais.
L’étymologie du mot Puymaufrais est bien nette. “Puy” désigne une élévation, une hauteur, un tertre et “Mainfroid” ou “Manfred”, le nom de son propriétaire qui y a bâti une tour, à l’époque féodale. On ignore ce qu’il advint de ce seigneur et de sa famille, mais il existe encore des vestiges de sa tour.
Il désigne généralement un enclos formé de branches entrelacées, pouvant servir de protection. La voie romaine de Saintes à Nantes passait à la Brenelle, la Citadelle, le Plessis et Fort-du-Lay, où elle franchissait la rivière. Une série de points fortifiés et de postes de guet distants de 400 à 500 m étaient échelonnés le long de la voie romaine et Le Plessis faisait partie de ces ouvrages défensifs.
Elle fut un ancien lieu fortifié de la Commanderie de l’Ordre de Malte.
De prime abord, on peut penser que ce nom a un rapport avec les oiseaux. Au Moyen-âge, une oiselière était un endroit, où l’on élevait des rapaces dressés pour la chasse et actuellement des localités doivent leur nom à cette ancienne activité. Dans le cas présent, ce nom correspond à une plantation d’osier. En poitevin, on dit toujours “oisi” pour osier et “oiselière” pour un terrain planté d’osier. Il existait autrefois, près de l’Oiselière, un moulin à l’endroit qu’on appelle encore de nos jours “le champ du moulin”. Pervinquière, commissaire de la Convention, y rencontra secrètement les frères De Bejarry, pendant les guerres de Vendée, en février 1795, pour engager des négociations de paix.
Ce nom est une variante de “brun” (fontaine) avec la terminaison diminutive “elle”. Il indiquait donc l’existence d’une petite fontaine. Le cadastre de 1825 porte l’appellation “Brunelle”.
D’après Bocquier, ce nom parait indiquer une borne ou un pieu marquant une limite.
Ce nom désigne une pâture pour le bétail. Localement, cette appellation s’applique aussi à un pré voisin de la ferme.
Ce sont des terres “gâtées”, en jachère. On désigne ainsi des terres peu productives. D’après G. Loquet, il s’agit d’un ancien substantif celte, “Carn”, que le langage populaire a converti partout en “Carnes” ou “Gâts”. Il signifie “accumulation de pierres”. Par conséquent, toutes les fois que l’on trouve dans notre pays un lieu ainsi désigné, on peut être assuré qu’il y a eu là, soit un monument celtique aujourd’hui disparu, soit un amas de pierres. C’étaient, prétend Loquet, des menhirs tombés, quand on les a dénommés “Garnes” ou “Gats”.
C’est un endroit, où l’on franchit la rivière, où le passage est facile à cause d’une construction de bois ou de pierre, voire d’une chaussée empierrée. Ce nom entre en composition de celui de nombreux lieux-dits avec un nom d’homme (Pont-Guérin, Pont d’Emerie, Pont Cambron, Pont du Servant) avec une épithète (le Grand Pont). Louis Brochet indique qu’à la fin du XIXème siècle, il existait sur le Lay des restes de cet ancien pont romain à Puymaufrais, sur la voie romaine de Poitiers à La Gachère.
Dérivé de “brener” ou “berner”, qui signifiait vanner le blé. C’était vraisemblablement un endroit, où l’on nettoyait les graines à l’aide d’un van.
A coup sûr, ce vocable a été formé à l’aide du suffixe “acus” qui a abouti à une valeur d’appartenance. On le trouve fréquemment associé au nom du propriétaire du domaine, peut-être un individu dénommé Chenu, Chenuau…à cause de ses cheveux blancs. ière, erie : On se sert de ces suffixes en sous-entendant “maison ou demeure”, avec le nom du propriétaire du domaine (La Fradinière, La Vendrenière, La Papinière, La Businière, La Jolivière, La Fouqueterie, etc).
Une perroche ou un perrocheau est un endroit pierreux et une perrière a pour synonyme “carrière”. Sans aucun doute, La Perrochère ne peut nier sa parenté avec la pierre.
Le frêne est entré dans de nombreux noms de lieux. Il était donc ici présent et on devait en apprécier la valeur, car on donnait jadis les feuilles de cet arbre aux vaches, pour qu’elles aient un meilleur lait ; on donnait les écorces aux teinturiers des villes, qui en tiraient une belle couleur bleue et aux apothicaires qui en faisaient une sorte de quinquina, sans oublier l’utilisation pour la fabrication des arcs et des outils.
Elle dépendait de l’ordre des Templiers. C’est là que les moines entassaient les produits de la dime. C’étaient des sortes d’entrepôts. Les dictionnaires topographiques ont relevé 270 appellations de ce type en Poitou. Sur la D52a, en venant de St-Vincent-Puymaufrais
La Roche a le sens primitif de rocher, puis de château sur le rocher, puis de forteresse. La topographie et les données historiques permettent d’affirmer que la Roche-Louherie était une forteresse, dont le nom antérieur était La Roche Guéffier.
C’était un prieuré dédié à Saint-Pierre, le premier pape. Il fut fondé par les Michelins (nom qu’on donnait au Moyen-Age aux moines de Saint-Michel-en-L’Herm) qui remontèrent en barque le Lay et ses affluents pour fonder des établissements religieux.
Les Brosses : Ce nom a été fourni par le règne végétal, la brousse, les broussailles. Cette ferme fut, pendant les guerres de Vendée, le théâtre d’un combat entre quatre officiers Vendéens et une centaine de soldats républicains qui les avaient encerclés.
C’était une métairie de La Vendrennière sous la dépendance de l’ordre de Malte. Au XIIIème siècle, cet ordre possédait des biens immenses en France et a, de ce fait, laissé sa marque particulière avec ses commanderies et ses dépendances. Champ-Chevrier : Il est clair que c’est un lieu, où l’on élevait des chèvres.
Ce village tire, d’après Bocquier, son origine de “Augerea”, “amas d’eau croupie”. A. Pégorier considère, dans son nouveau dictionnaire, qu’il s’agissait de prairies humides et basses. Autrement dit, un endroit plutôt insalubre pour les rhumatisants… Sur le cadastre de 1825, l’emplacement du village actuel comportait trois lieux- dits : à l’entrée de la localité, en venant de La Noue-Libaud, La Billauderie, et en bas à droite, La Basse Ville. L’Augoire correspondait au milieu et au reste des habitations. Sur l’atlas cantonal de 1887, on a ajouté un quatrième lieu-dit La Haute Ville pour les bâtiments du haut village. Actuellement, L’Augoire désigne l’ensemble de ces lieux- dits.
Cette appellation pourrait laisser supposer qu’il existait à cet endroit plusieurs débits de boissons et que ses habitants avaient un penchant pour la dive bouteille. Il n’en est rien. Il s’agissait simplement des Cabrerets, des lieux où se pratiquait l’élevage des chèvres et des cabris. Le langage populaire a transformé la prononciation de Cabrerets en Cabarets.
Une noue est une prairie marécageuse, un pré humide. Le mot est associé au nom du propriétaire.
C’est un dérivé de fontaine, qui provient du mot latin “fons” signifiant “source”.
Ce village tire son origine du mot moine. C’est le village des moines près de l’abbaye.
Comme son nom l’indique, le hameau a été créé à la suite du défrichement d’un bois appartenant à un certain Roguet.
Il est difficile de donner la signification de ce nom, faute de documents suffisamment anciens. Dans les archives dont on dispose, les mots latins “Trizacum”, “Triazum”, “Tidiriciac”, “Tiriciaco”, se rapportent à l’abbaye après sa fondation et n’ont permis d’élaborer que des hypothèses. Quelques toponymistes ont cru voir dans ces mots celui de Thiré, en supposant même que le plus ancien atelier monétaire du Bas-Poitou était établi à l’emplacement de l’abbaye, durant la période mérovingienne. Hypothèse scabreuse ! Un autre lieu est nommé Trizay en Charente Maritime : Le nom de la commune dériverait du latin tri, signifiant trois, et de l’ancien français aygües signifiant eau. C’est peut-être aussi le cas avec le Lay et deux ruisseaux.
L’empreinte du régime féodal est encore visible dans ce nom qui évoque le souvenir des Alleux. C’étaient des terres libres, exemptes de tous droits féodaux.
Le nom représente l’ancien français “pisson”, “paisson”, “pieu de clôture”.
Cette appellation reste mystérieuse. Peut-être s’agit-il d’un ancien bois de cornouillers défriché (arbre qui pousse souvent dans les haies).
On peut voir ici un dérivé de “lande”. Quoi qu’il en soit, plusieurs terres attenantes sont mentionnées, au cadastre de 1825, comme appartenant à L’Audrière (L’Osdrière en 1475, Aveux de Don Fonteneau) qui phonétiquement s’apparente à Osière (osier).