Le feu dans la saboterie Rivière

Fait divers relevé par Dimitri Charriau dans le journal Ouest-France du 22 décembre 1941

  40 000 Francs de dégâts
  Un violent incendie s'est déclaré au cours de la nuit dans l'atelier de M. Guillaume Rivière 59 ans, sabotier à Bournezeau. L'alarme a été donnée par lui. Les pompiers et une partie de la population se transportèrent aussitôt sur les lieux et parvinrent à éteindre le feu après une heure environ d'efforts.
  L'atelier estimé 15 000 à 20 000 francs, a été entièrement détruit ainsi que tout l'outillage et la marchandise, d'une valeur de 20 000 francs, plus une somme d'argent de 1 200 francs placée dans une boîte.
  Le feu aurait été communiqué par un poêle que M. Rivière avait omis d'éteindre avant d'aller se coucher.
  Guillaume Rivière habitait au 3, place de la mairie, mais sa saboterie se situait dans le jardin à l’arrière de la maison du 4, place de la mairie.

 
La saboterie était dans le petit bâtiment en parpaings

  René Giraudeau se souvient avoir vu cet incendie en 1941, il avait alors 5 ans, voici son témoignage :
« Quand on est un gamin de 5 ans, comme moi à l’époque, on sait tout ce qui se passe dans le quartier. Je n’ai pas entendu le clairon du pompier Alphonse Chat-Verre. Mes parents ont compris qu’un branle-bas anormal se produisait près de notre jardin, à deux pas : bruits de voix, odeur de fumée, flammes au-dedans et au-dessus de la saboterie du père Rivière, va et vient de casques brillants. J’ai donc suivi mes parents, il faisait nuit, et je me souviens encore de ce spectacle qui m’a fait peur ! »