Les écoles publiques
de Saint-Vincent-Puymaufrais

 Dans “Au fil du temps” n°21, nous avons présenté les débuts de ces écoles jusqu’en 1914. La guerre ayant changé les priorités, les délibérations du conseil municipal n’ont plus abordé le projet de construction qui avait été évoqué.

 L’école des filles

 
  L’école des filles, installée dans la “maison BARRADEAU” y est restée encore quelques années. Des maîtresses s’y sont succédé, tantôt intérimaires, tantôt titulaires :

Mme Roulleau
Louise Bernard (venant de l’Augoire en 1905),
Marguerite Royer en 1906,
Guinaudeau,
Bonne (née Robert) de 1907 à 1909,
Mlle Amandine Geay a fini l’année scolaire et à la rentrée 1909, Mme Maratier (née Pépin) a été nommée.
  En avril 1911, Mlle Olinda Mariteau est arrivée comme stagiaire. À la rentrée 1912, elle a été titularisée et, s’étant mariée le 12 juin avec Henri Clavier, de l'Augoire, elle s’appelait Mme Clavier. Elle est restée à ce poste jusqu’à la fermeture de l’école en 1926. L’année suivante, elle était à l’école des garçons.

 

 L’école des garçons

 
  Un instituteur du nom d’Henri Brunet a dû exercer à Puymaufrais : Il nous a laissé un poème que la Bibliothèque Nationale de France date de 1872.

  Lors de la construction de la mairie-école, en 1876, l’instituteur s’appelait Jean-François Rouget. Il était probablement de Saint-Vincent-Puymaufrais : Il y possédait des terres et une maison qu’il a accepté de louer à la commune pour y installer une école de filles, fictive puisqu’il n’y a pas eu d’élèves ni d’enseignant. Marié avec Élisabeth Claveau , ils avaient 3 enfants : Élisa, Eugénie et Alphonse. De 1888 à 1890, M. Rouget a été nommé au Poiré-sur-Velluire. À la rentrée 1890, il est revenu quelques mois avant de prendre sa retraite. Il présentait quelques élèves au certificat d’études : 2 en 1867, 2 en 1880, 1 en 1881, mais en 1882, son candidat n’a pas été reçu.

 
  Le préau était ouvert vers l’Est
   (contraire d’aujourd’hui).

  Ferdinand Robin lui a succédé jusqu’en 1924. M. Robin donnait des cours d’adultes. En 1903, il a organisé une fête à Noël.
 

St. Vincent-Puymaufrais. « Dès le matin, l’école a été pavoisée. À midi, réunion à l’école de tous les élèves. Chants : les “Vaillants du temps jadis.” Causerie sur l’école gratuite, obligatoire et laïque. Distribution de gâteaux et de bonbons. Chants. La fête a été terminée à 2 heures » F. Robin, instituteur.

  Bulletin de l’Instruction Primaire de janvier 1904

  De 1924 à 1927, le poste de Saint-Vincent-Puymaufrais est déclaré vacant et des stagiaires ont assuré l’enseignement. D’abord M. Barraud, à son retour du service militaire, a assuré la fin de l’année scolaire, Puis M. Bodin.

  Mme Clavier est arrivée en 1927 et elle est restée jusqu’en 1935. Elle a laissé une image particulière par des méthodes d’avant-garde privilégiant l’expérience, les sorties découvertes.


Les élèves en 1932 dans la cour (actuellement mairie annexe) :
 Blouses noires ou grises, avec des boutons à gauche ; Certains ont des sabots.
Il y avait une fille

  Elle a reçu des récompenses : en 1933 pour des cours du soir, en 1934 la distinction d’Officier d’Académie…


  Ouest éclair du 14 juillet 1934

Ouest-Éclair du 12 avril 1934

  Rémi Marot venait en vélo de la Grange. Il se souvenait de la grande baguette, et qu’un jour les gendarmes sont venus à propos des lance-pierres descendant les isolateurs des poteaux du téléphone. Il se souvenait d’une appréciation de Mme clavier « Rémi ne sait plus ses leçons » qu’il n’avait pas fait signer à sa mère. Mais les deux femmes se sont rencontrées chez le maréchal ferrant ! …
  Un jour de visite de l’inspecteur, Mme Clavier avait prévenu ses élèves de répondre “Non” si le visiteur leur demandait s’ils avaient étudié les départements et Marcel Prain avait répondu “Oui”…
  Les changements d’instituteurs ont été plus fréquents ensuite :
  1935-1938 Grelier
  1938-1943 Mme Beteau
  1943-1945 Robert Bagouet, puis M. Chabot,
  Mme Héraut qui n’était pas d’accord pour envoyer les enfants de chœur aux sépultures
  Mlle Janvier qui s’est mariée avec un FFI,
  Mlle Bremand qui s’est mariée avec Biret de la Ricotière, M. Aura, Mlle Largeaud, M. de Villiers
  1945-1954 Gabriel Mouzon
  1954-1955 Michèle Pontoise. Avec elle, des élèves étaient difficiles : Les enfants Brochard. Pierrot Piet est retourné à la maison et son père l’ayant défendu, l’institutrice décida de partir.
  1955-1956 Michel Charrier
  1956-1958 Michel Talhouarne
  1958-1961 Louis Gauvin
  1961-1966 Avec Madame Lasalle, Jocelyne Retaillou était employée comme bonne.
  Dans sa séance du 22 avril 1968, le conseil municipal a voté par 9 voix pour, 4 contre et un nul pour la fermeture de l’école publique qui comptait alors 4 élèves : Christine Pignon (Mme Jourdain), Chantal Grolier, Abel Laurent, Didier Pignon.
  Leur institutrice en 1967-1968 était Françoise Ravard dont c’était un des tout premiers postes. À la rentrée de septembre, Didier Pignon et Abel Laurent ont rejoint l’école de l’Augoire.

  Jean-Paul Billaud

  Sources :
  Bulletin de l’Instruction Primaire (Archives Départementales)
  Témoignages d’Abel Laurent, Rémi Marot, Hubert Charrier, Irène Liaigre