Marie-Thérèse R
Cette fillette a eu un parcours étonnant. Elle a ému et marqué son
entourage.
Marie-Thérèse R
Mais qu’avait-elle donc fait pour être représentée dans un vitrail de
l’église de Bournezeau ?
Les témoins directs ne sont plus là, mais quelques personnes qui en
ont entendu parler par leurs parents, peuvent encore en témoigner :
Au dire des plus anciens et des membres de sa famille, cette fillette
avait une très grande foi, une piété très précoce et une grande dévotion à
la Sainte vierge.
Marie-Thérèse, née en 1906, aimait beaucoup la Sainte Vierge. Dès qu'elle sut parler elle récita chaque jour le chapelet avec des intentions spéciales à chaque dizaine, c’était ravissant de l’entendre répéter à trois ans : ? Je vous dis que vous allez tous réciter le chapelet avec moi. Il faut que nous priions la Sainte Vierge ! ?
À quatre ans et demi, elle obtint de faire sa première Communion qu'elle désirait depuis longtemps. Ce fut le jour de la fête du Sacré-Cœur, en 1911. Rien de plus impressionnant que la gravité et la tenue respectueuse de cette enfant revenant de la table eucharistique. Pendant les six mois qu'elle passa encore sur la terre, elle communia quarante fois avec une ferveur toujours croissante. Tous les témoins gardent le souvenir de son recueillement, de sa précoce et sérieuse piété.
C'est tous les jours qu'elle eût communié si ses parents avaient pu la conduire aussi souvent à l'église assez éloignée de la maison. Un jour que la pluie tombait à torrent, elle voulait à tout prix entreprendre son pèlerinage matinal. Le dimanche, elle ne voulait accepter aucune promenade : « Je ne veux pas aller à la messe ailleurs que chez nous. J'aime mieux communier que d'aller en route. » Si jeune encore, elle avait l'esprit paroissial et n'aimait rien tant que son église !
Elle avait des désirs précoces de vie religieuse. Une de ses maîtresses étant entrée au carmel, l'enfant répétait : « Je m'en irai avec elle dans les Carmélites, ou bien je mourrai. » C'est ce qu'elle fit bientôt. Quelques jours avant sa maladie, on l'entendit dire : « Je veux mourir. Je veux aller au ciel avec tante Célestine, et chanter des cantiques avec la Sainte Vierge et les anges! »
Tombée malade en Novembre, le jour anniversaire de ses cinq ans, elle souffrit beaucoup pendant neuf jours, mais avec une générosité et une ferveur étonnante. « Il ne faut pas pleurer », répétait-elle à ses parents en larmes. Elle ne voulait boire que de l'eau de Lourdes. Sur son petit cœur défaillant, elle pressait la statue de Notre-Dame de Lourdes : « Elle est à moi cette Sainte Vierge ! » Comme l'agonie était terrible, on alluma un cierge bénit. La petite mourante remarqua : « Ce n'est pas encore le temps. »
Quelques heures après, son curé lui fit offrir le sacrifice de sa jeune vie pour l'Église, pour la France, pour la paroisse. Et l'enfant s'éteignit paisiblement en prononçant le nom de Jésus. Marie-Thérèse repose au cimetière de Bournezeau.
Sur sa tombe toujours fleurie vous verrez une croix gracieuse, soutenue par deux anges. Vous lirez : « Si vous avez une faveur à demander, demandez avec confiance. »
Cette croix n’est plus visible en 2020.
Marie-Thérèse a su lire très tôt. À 4 ans et demi, lors de sa première communion, six mois avant sa mort, elle a reçu un missel.
On observe aussi que sa sœur Stella, 1913/1988, repose ici. Stella a été une femme très active dans vie de la paroisse : Les plus anciens l’ont bien connue.