La Maison Familiale Rurale de BOURNEZEAU, de 1963 à aujourd’hui

  Voici 60 ans que l’association de la Maison Familiale Rurale de Bournezeau est née à la Gare. Beaucoup ont remarqué un agrandissement et embellissement récent sur la route de la Roche. Qu’est-ce que cette association ? Que fait-on dans ses locaux ? Comment vieillit-elle ? Autant de questions que se posent encore de nombreux habitants de Bournezeau. Avant d’aborder l’histoire de la Maison Familiale Rurale ainsi que ce qui s’y fait, il apparaît nécessaire de raconter comment et pourquoi sont nées les “MFR”.

1 - Comment sont nées les MFR

A - Une idée moderne dans un contexte législatif favorable

  Les Maisons Familiales Rurales sont l’aboutissement d’une expérience originale conduite dans un village du Lot-et-Garonne en 1935, suite à la loi de 1929 sur l’apprentissage agricole qui a favorisé la création de nouveaux établissements privés. L’abbé GRANEREAU profite de cette législation sur l’apprentissage pour fonder la première Maison Familiale Rurale à Lauzun.
  Issu du mouvement démocrate-chrétien des “Sillons ruraux”, il est amené à construire un projet original de formation avec le président du syndicat agricole local, Jean PEYRAT, dont le fils ne veut plus fréquenter l’école, mais qui juge indispensable une formation complémentaire, agricole aussi bien que générale. Le projet combine formation pratique sur l’exploitation paternelle et formation professionnelle dans un centre d’enseignement géré par les familles qui lui délèguent les pouvoirs que leur donne la loi de 1929 sur l’apprentissage agricole. L’abbé GRANEREAU invente ainsi la “formation par alternance”. La première expérience a lieu durant l’hiver 1935-1936 dans sa paroisse, à Sérignac-Péboudou, puis la première Maison Familiale rurale est fondée en 1937, à Lauzun, avec l’accord et l’appui du maire socialiste, « pour cette institution d’un genre tout nouveau qui répond aux besoins actuels du monde paysan ». Plusieurs familles intéressées et motivées se réunissent en assemblée générale et décident d’acheter un bâtiment pour y installer leur “école”. Ils se groupent en association, en prennent la responsabilité, embauchent un formateur.
  La formation professionnelle est donnée une semaine par mois dans la Maison Familiale Rurale. L’apprenti passe le reste du temps dans une exploitation agricole. L’abbé GRANEREAU, qui n’a aucune expérience agricole, bénéficie du soutien des “Études agricoles par correspondance” (E.A.C.), fondées par le père BARJALLÉ, professeur à l’école supérieure d’agriculture de Purpan.
  À la Libération, l’institution des MFR bénéficie d’une reconnaissance et d’une subvention du Ministère de l’Agriculture. En 1945 également, les MFR affirment leur indépendance vis-à-vis de l’État et de l’Église : les familles, seules, en dernière analyse, constituent le socle du mouvement. Dans les années 50, elles formalisent une pédagogie novatrice autour de l’alternance scolaire, largement ignorée et décriée à cette époque. Elles se développent rapidement, dans le monde paysan d’abord. Les lois de 1984 sur l’enseignement agricole reconnaissent, après bien des combats, leurs choix associatifs et pédagogiques. Puis, les MFR appliquent les mêmes principes aux secteurs de l’artisanat, du commerce, des services à la personne et dans les nombreux métiers en ouvrant des centres de formation d’apprentis en relation avec les conseils régionaux.

B - Des valeurs pour promouvoir la Personne

  Juridiquement, chaque Maison Familiale Rurale repose sur une association familiale qui pourrait s’apparenter à une “coopérative” familiale. Les membres sont majoritairement des parents qui ont inscrit leurs enfants dans une formation mais aussi des professionnels, des responsables ou des élus qui souhaitent militer pour le bénéfice du plus grand nombre. Cet engagement associatif est la pierre angulaire du mouvement. Ces adhérents élisent, en assemblée générale, un conseil d’administration, véritable organe exécutif de l’association. Les MFR sont de fait un parfait exemple de démocratie participative et d’engagement collectif au travers desquels les initiatives de terrain s’expriment et peuvent remplir des missions d’intérêt général et de service public. D’ailleurs, c’est le conseil d’administration qui embauche le directeur ainsi que les moniteurs (ainsi sont dénommés les formateurs car leur tâche ne se résume pas qu’à l’enseignement mais aussi à l’animation et l’accompagnement vers le projet professionnel) et le personnel de service.
  Les valeurs défendues par les MFR partent des convictions suivantes : la reconnaissance de la personne, la réussite des jeunes, la responsabilité partagée, la contribution au développement, la famille responsable, la coopération des générations et la liberté d’entreprendre. La réussite se base sur la croyance de la personnalité qui se construit à travers les actes de la vie. Est donc prônée une éducation qui fait confiance aux valeurs humaines, qui prend en compte l’ensemble des dimensions de la personne, qui responsabilise et rend l’Homme autonome et créateur de son avenir.
 

2 - La Maison Familiale Rurale de Bournezeau

 

Une Maison née sur un territoire très fertile

  C’est en 1946 que la première Maison Familiale rurale de filles est créée à la Roche-sur-Yon. Le projet est d’impliquer les parents, de mettre en œuvre l’alternance MFR avec le milieu de vie, et de développer l’ouverture d’esprit.
  En 1949, le mouvement des MFR se fédère au niveau départemental dans les mêmes locaux que les fédérations de Familles Rurales et de l’ADMR.
  À la demande des jeunes filles de la première MFR, pour leur futur mari, la 1re MFR de garçons s’ouvre en 1949 à la Mothe-Achard. Dans les années 50, deux à trois Maisons Familiales Rurales sont créées tous les ans : On en dénombre 30 en 1960.
  L’Association des maisons familiales de Bournezeau naît en 1963, de la volonté de parents qui veulent un enseignement agricole adapté aux réalités du terrain. C’est Henri ROUSSEAU (père) alors président de la Maison Familiale Rurale de Chantonnay qui en souffle l’idée à un groupe d’agriculteurs de Bournezeau et de ses alentours. Une association se crée donc pour développer ce concept sur la commune, la date de création étant le 17 juillet 1963 (JO du 07 août 1963).
  Le premier président en est Maurice RAFIN, agriculteur aux Salines (lieu-dit désigné alors comme siège social de l’association), il le restera jusqu’en 1974. Selon “l’Écho de la Maison Familiale”, journal interne à l’établissement, après un an de fonctionnement, le premier conseil d’administration est ainsi composé :

Bureau :

Président : Maurice RAFIN de Bournezeau
Vice-Président : Raymond C de Fougeré
Secrétaire : Jean MORAND des Pineaux
Trésorier : Louis RIALLAND de Thorigny

Membres :

Fernand BARRADEAU de Château-Guibert
Louis BOUHIER de Fougeré
Albert BUSSONNIERE de St-Hilaire-Le-Vouhis
Germain HERBRETEAU de Chantonnay
Jean HERPIN de Puybelliard
Georges PELLOQUIN des Moutiers-Sur-Le-Lay
Gustave PERRAUD de St-Philbert-Du-Pont-Charrault
Marcel SAGE de Saint-Juire-Champgillon
René SURRISSEAUO de Château-Guibert
Josette ROUSSEAU de Saint-Vincent-Puymaufrais.

Un début dans des locaux vétustes à la Gare

  L’association créée, il faut donc des locaux appropriés pour l’enseignement et la pension, de même que le logement du jeune directeur Charles GAUDIN, précédemment moniteur à la MFR de Mouilleron-en-Pareds, ainsi que son épouse Monique pour que la rentrée 1963 ait lieu. Une opportunité apparaît alors au lieu-dit “la Gare”, un ancien bâtiment à volailles appartenant à Mme FAZILLEAU ainsi que l’Hôtel de la Gare qui, une fois nettoyés et aménagés, peuvent accueillir la première promotion. Ces bâtiments existent toujours et sont aujourd’hui la propriété de James et Martine Duret depuis 1984.
  De la volonté, il en faut car les poulets sont encore présents début septembre sur trente centimètres de fumier. Armés d’un courage à toute épreuve, les membres de l’association vident alors le poulailler de ses ustensiles, enlèvent le fumier, rendent l’endroit plus “salubre” et l’aménagent en un lieu adapté. La première rentrée démarre donc fin septembre 1963 avec 22 élèves en B.A.A. (Brevet d’Apprentissage Agricole) et 21 en C.A.P.A. (Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole).
  L’alternance étant au rythme d’une semaine de cours pour deux semaines de stage, l’établissement est occupé successivement par les élèves de chaque classe pendant deux semaines, la troisième étant réservée à des cours pour préparer de jeunes agriculteurs sans formation en projet d’installation.

  
   Les deux bâtiments de la Maison Familiale de la Gare, vus de la route en 2023
   Le bâtiment 1 était l’hôtel de la gare, les chambres étaient à l’étage et le café au rez-de-chaussée, on y accédait par la porte côté route bien visible aujourd’hui.
  
Le bâtiment 2 côté droit avait été un poulailler. L’espace entre les deux bâtiments fait apparaître un espace qui servait de cour pour les élèves.
La partie gauche de ce bâtiment, servait de bureau pour le directeur et les moniteurs. La partie droite qui faisait environ 140 m2 était en deux parties. La première partie avec l’entrée par les deux portes pleines ne servait pas aux élèves.
   L’autre partie, qui était au fond faisait environ 65 m2. Elle servait de salle de cours pour les élèves. On y accédait par une porte sur le côté droit du bâtiment.
   Il y avait un grenier qui n’avait pas d’utilité pour la maison familiale

  L’Association des maisons familiales de Bournezeau, qui devient officiellement Maison Familiale Rurale d’Éducation et d’Orientation en décembre 1968 (parution au JO du 20/12/1968), connaît un vif succès dès la première rentrée et les locaux apparaissent vite étroits, la vétusté s’empirant de jour en jour.
  Pour l’anecdote, on pourrait même dire de nuit en nuit puisque le directeur et son épouse voient, une nuit, un pied de leur armoire traverser le plancher de la pièce où ils dorment. Et ladite armoire vient se renverser sur le lit.

   Le bâtiment 1 était le logement du directeur. Charles Gaudin et sa famille vivaient au rez-de-chaussée. À partir de la 3e année, Charles a habité une maison dans le bourg.
   À l’étage, c’était le dortoir des élèves. Il y en avait une vingtaine.
   Hormis les volets, les ouvertures de la façade sont les mêmes qu’en 1963.
  L’association se met donc en recherche d’un terrain pour construire de nouveaux locaux fonctionnels. C’est donc route de la Roche, lieu actuel de la MFR, qu’une construction se lance en 1966.
  La pose de la première pierre a lieu le 7 septembre. Ce bâtiment à étage, en forme de “L” à l’époque, est doté de salles de cours, réfectoire, cuisine et bureaux au rez-de-chaussée, ainsi que de chambres et salles d’eau pour l’internat à l’étage. Le sous-sol, quant à lui, est aménagé en chaufferie, salles de détente et remises.
  L’établissement est également doté de logements de fonction pour le directeur, les moniteurs et autre personnel. Juste avant la première rentrée, durant l’été 1967, c’est une colonie qui étrenne les locaux en location estivale.
  La Maison Familiale Rurale est inaugurée officiellement le 23 novembre 1967 par le préfet de la Vendée, M. REILLER. Parmi les nombreuses personnalités, la présence de M. Louis BESSON, président des Maisons Familiales Rurales de Vendée. Ce dernier n’est autre que le grand-père de Dominique BESSON, moniteur à la maison familiale de 1986 à 1991.
  Ainsi, pendant une vingtaine d’années, l’établissement vit avec des jeunes en effectif croissant. Puis une stabilisation intervient au début des années 80.


   Le premier bâtiment de la Maison familiale route de la Roche en 1967

  Il est important de préciser que le directeur de l’époque, Charles GAUDIN, est un “sacré précurseur”. De son parcours de formation en région lyonnaise, il rapporte des idées d’animation nouvelles dans la région. Ainsi, le premier dîner dansant associatif de Vendée est organisé avec sa fameuse “poule au pot”.
  De même, le premier loto de Vendée a lieu à la maison familiale, avec des lots offerts par les commerçants locaux notamment.
  Outre ces activités d’animation qui permettent d’apporter un peu d’argent dans les caisses, la Maison Familiale Rurale de Bournezeau est la première de Vendée à être dotée d’un ordinateur pour le secrétariat et la direction (1985).
  En outre, c’est la première collectivité en France à s’équiper d’une pompe à chaleur (eau/eau) en 1984. Mais ce dernier investissement ne fonctionne que quelques années, l’eau du forage percé à cet effet étant trop chargée en oxyde de fer et en particules granitiques. D’ailleurs, ce forage d’une profondeur de 94 mètres est toujours présent.
  Outre l’enseignement agricole, l’association de la MFR prête ou loue ses locaux aux diverses associations qui en font la demande. L’une de ces locations mérite d’être relevée car elle a sans doute eu une incidence directe avec un fait historique important.
   En effet, au début des années 80, alors que la Nouvelle-Calédonie commence à rentrer en ébullition pour demander son indépendance, une association kanake loue les salles de la MFR, une semaine, pendant les vacances de Noël, sous la surveillance des Renseignements Généraux qui sont postés dans le chemin adjacent (dixit Charles Gaudin).
  Les RG sont également présents dans les appartements de fonction jouxtant les salles de réunion et procèdent à l’écoute au travers des cloisons.
  Les Kanaks partis, les locaux sont inspectés, les poubelles vidées et méticuleusement fouillées. Est-ce que cela est en lien direct avec les événements survenus en Nouvelle-Calédonie en 1984 … ?.


Photo du 40e anniversaire de la Maison familiale en 2003

3 - Une transition difficile mais salutaire

  À partir des années 85 à 90, le métier d’agriculteur est en crise et beaucoup de jeunes ne souhaitent plus s’installer en agriculture. Les effectifs sont alors en déclin : Les locaux sont sous-utilisés. Dans le même temps, les effectifs en formation hippique sont en pleine croissance à la MFR de Moutiers-les-Mauxfaits alors que les locaux sont exigus et qu’il n’y a pas de possibilité d’agrandissement (centre bourg). En 1991, décision est donc prise de fusionner les deux établissements avec, à la tête, deux co-présidents : Yolande MORIN, agricultrice à St-Philbert-du-Pont-Charrault, pour Bournezeau et Michel CANTET, agriculteur à la Jonchère pour Moutiers-les-Mauxfaits. Cette fusion-absorption provoque le départ du directeur Charles GAUDIN et l’arrivée du directeur de Moutiers-les-Mauxfaits, Jean-Yves GUILLOT.
  1991 représente un tournant indiscutable dans l’histoire de l’établissement puisque les formations agricoles traditionnelles s’effacent progressivement au profit des formations hippiques. Les effectifs étant plus importants, il faut donc faire des extensions de locaux et modifier ceux existants. Avant cette date, les formations dispensées concernent les classes de 4e, 3e et BEPA (Brevet d’Études Professionnelles Agricoles). Depuis, de nouveaux niveaux apparaissent, de la seconde à la terminale, avec le BTA (Brevet de Technicien Agricole) vite remplacé par le Bac Professionnel (secteur hippique.

 
Au fur et à mesure des besoins, la Maison familiale a construit des nouveaux bâtiments.
La photo ci-dessus indique l’année de construction de chacun de ces bâtiments.

4- Un établissement à vocation hippique ouvert sur le monde

  En 2013, le directeur Jean-Yves GUILLOT part à la retraite, il est remplacé par Raphaël BOSSARD qui veut, avec la volonté du conseil d’administration, apporter un certain nombre de changements pour moderniser le fonctionnement de l’établissement. Des véhicules sont acquis. La stratégie interne de fonctionnement évolue et des formations pour adultes sont conçues et mises en place dans l’établissement :
  - Certificat de Spécialisation “Éducation et travail des jeunes équidés” (2014)
  - Certification professionnelle “groom équin” (2017)
  - Certification professionnelle “Animateur d’équitation”
  - Brevet Professionnel JEPS – Saumur action formation – Edouard Chauvet
  - Diplôme d’État JEPS – Saumur action formation – Edouard Chauvet.
  Avec l’ensemble de ces formations référencées, ce sont environ 200 jeunes qui sont formés aujourd’hui à la Maison Familiale Rurale de Bournezeau. Si la plupart des apprenants viennent de la Vendée et ses départements limitrophes, le rayon d’action s’accroît au fil des ans, couvrant maintenant la France entière, voire au-delà pour les CS et grooms.

 
Le 17 septembre 2022, inauguration des derniers bâtiments construits en 2022

  D’autre part, les classes de quatrième et troisième de l’enseignement agricole ont pour vocation première d’aider les élèves à choisir ou conforter leur orientation professionnelle.
  Ainsi, en plus des jeunes en orientation hippique, quelques-uns sont là pour choisir leur métier en pratiquant des stages en entreprises de secteurs variés. Nous pouvons donc trouver des élèves qui vont se destiner vers des professions de l’agriculture, de l’artisanat ou des services … Ceci reste encore trop méconnu à l’extérieur et c’est bien dommage car plusieurs anciens élèves de l’établissement ont brillé dans les concours du meilleur apprenti de France par exemple. Pour les métiers du cheval, ces dernières années, il y a de très bons résultats dans ces concours.
  Sur l’ensemble de ses actions l’établissement est labellisé LUCIE 26000 et a obtenu la certification QUALIOPI.
  Vincent Poulain a été scolarisé 6 années à la MFR, de la 4e à la terminale : Bac professionnel (2008 à 2014). Suite à sa scolarité et ses stages, il a été membre de l'équipe de France de voltige équestre et est devenu champion du monde par équipe en 2016. Actuellement entraîneur à l'école de voltige du Mans (72), il s'occupe également de l'équipe de voltige colombienne.
  La Maison Familiale Rurale de Bournezeau travaille également sur l’international puisqu’elle adhère pleinement au programme européen “Erasmus Plus” qui permet de placer les jeunes en stage (bac pro notamment) dans des structures du territoire de l’union Européenne (Irlande, Espagne, Belgique, Pays-Bas entre autres). Ainsi, ce sont 45 apprenants qui partent en mobilité internationale chaque année. De la même manière, l’établissement accueille un jeune volontaire du CES (Corps Européen de Solidarité) par an depuis 2015.
  Ces jeunes, en quête de culture française, apportent leur contribution auprès des élèves de la MFR mais aussi auprès des différents membres de l’équipe en faisant découvrir leur culture et en apportant une aide substantielle au fonctionnement (accompagnement lors d’activités extérieures notamment).
  Outre cette évolution, les jeunes étant internes, le conseil d’administration, avec l’appui de son directeur, opte pour l’optimisation des achats en circuit court. Ainsi, 40% des achats pour la restauration sont des produits labellisés. Aujourd’hui, ce sont 17 personnes permanentes qui travaillent dans l’établissement (un directeur, une directrice adjointe, huit moniteurs (trices), un chargé de cours EPS, deux secrétaires, un surveillant de nuit animateur, un cuisinier, une maîtresse de maison et un agent d’entretien).
  Les locaux prenant de la vétusté et devenant, une fois de plus, étroits, de nouveaux travaux démarrent en 2020 (projet initié en 2009). Ainsi, le pavillon à l’entrée est totalement réaménagé en structure d’accueil pour les adultes en formation, une aile supplémentaire au bâtiment d’origine est ajoutée sur deux niveaux pour un internat moderne et adapté avec des chambres ayant des salles d’eau et sanitaires intégrés, l’inauguration a lieu le 17 septembre 2022.
  Les travaux continuent puisque les anciennes chambres de l’internat vont être transformées comme les neuves pour une aile et, plus tard, réhabilitées en salles de cours pour l’autre aile mais ce dernier volet est encore en projet. Et tout ceci avec l’appui financier du Conseil Régional
  Comme nous venons de le lire, la Maison Familiale Rurale de Bournezeau est en perpétuelle évolution, pour s’adapter à l’accueil des apprenants certes, mais aussi à la dynamisation du territoire social et professionnel.


La Maison familiale vue de l’entrée, côté route


 

  5 - Les présidents successifs de la MFR

 

Président(e) Qualité Commune Mandat
  RAFIN Maurice Parent Bournezeau 1963 - 1974
PILLAUD Raymond Ancien élève Bournezeau 1975 - 1978
LORIEU André Parent Les Pineaux 1979 - 1980
JAULIN Marie-Josèphe Parent Thorigny 1981 - 1984
CHEVALIER Gérard Parent St-Jean-de-Beugné 1985 - 1989
MORIN Yolande Parent St-Philbert-du-Pont-Charrault 1990 - 1992
CANTET Michel   Parent La Jonchère 1991 - 1992
SANAGUSTIN Manuel   Parent Mouilleron-le-Captif 1992 - 1994
MENANTEAU Roger Maître de stage et parent Sainte-Hermine 1994 - 1996
  PETE Alain Ancien élève et maître de stage Thorigny 1996 - 2010
COUTEAU Jean-Claude Parent Champ-Saint-Père 2010 - 2021
GUIF Étienne Parent La Réorthe 2021- 2022
LAHIOUEL Élodie Parent Sallertaine 2022 -

 

  6 - Les directeurs successifs

Directeur Années en exercice
  GAUDIN Charles 1963 - 1991
GUILLOT Jean-Yves 1991 - 2013
BOSSARD Raphaël 2013 – à ce jour

      

   Jean-Philippe RABILLER Moniteur à la Maison Familiale de 1984 à 2020

  Sources :
- L’enseignement agricole : 150 ans d’histoire » par Thérèse CHARMASSON, Michel DUVIGNEAU,
Anne-Marie LELORRAIN, Henri Le NAOU – Éditions EDUCAGRI
- Fédération Régionale des MFR des Pays de la Loire
- Fédération Départementale des MFR de Vendée
- MFR de Bournezeau
- Charles GAUDIN, 1er directeur de la MFR de Bournezeau
- Géoportail 2023
   Téléphone : 02 51 40 71 19 ___ Courriel : mfr.bournezeau@mfr.asso.fr
   Site internet : www.ecole-cheval-vendee.com