En 1931, la Gendarmerie de Bournezeau est informée qu’un malfaiteur ayant commis un délit à la Roche sur Yon se dirige dans notre direction. Il est dangereux et armé.
Les Gendarmes sont sur le “qui-vive”. Postés aux abords de leur
Gendarmerie, du bas de la rue, ils guettent l’arrivée de l’individu. Ils
sont un peu trop visibles, sans doute, dans leurs beaux uniformes, car
l’homme, arrivé à hauteur de l’école St André, les aperçoit et bifurque
par le “champ de foire aux cochons” actuelle place des
Papillons, emprunte au fond de la place le “cheminet” qui conduit
aux jardins, cavale à travers ceux-ci , longe le mur du parc du Dr Genet,
ancien maire, saute le ruisseau la Doulaye et par l’impasse de
l’ancienne école des sœurs (passage ouvert à l’époque), sort sur la route
de la gare (actuelle rue du Château), à proximité de l’atelier du charron
Eutrope
La poursuite des Gendarmes est en cours. Les appels et les cris ont
alerté le charron et Albert
Profitant de la diversion, l’individu se sauve vers la maison
Les coups de feu ont mis le quartier en émoi. Jules
Les Gendarmes arrivent enfin, essoufflés par la poursuite et Jules
« Est-ce que je peux tirer ?
─ Non, non ne tirez pas » répliquent les gendarmes.
Encore une fois, l’individu leur échappe et la chasse à l’homme continue à travers la Miltière, puis le « Chemin de la Goutte » (là où était installé l’alambic, actuel chemin de la Motte). Enfin, par la route de l’étang, il s’enfuit en direction de Chantonnay.
S’organisant mieux, les gendarmes finissent par capturer le malfaiteur
avant qu’il n’atteigne le territoire de Chantonnay. Et c’est le retour
triomphal à la Gendarmerie. Il est incarcéré à la chambre de sûreté
(prison) pour y passer la nuit. L’hôtel de la Cloche d’Or (actuel “Une
de Mai”) tenu par la maison
Le surlendemain, l’individu est transféré à la Roche sur Yon par le train, menotté entre 2 Gendarmes. A sa sortie de prison, une foule de curieux l’attend, et l’on assure qu’un bras vengeur en jaillit pour lui asséner un magistral coup de poing …bien mérité !
Le plombier Albert
Par la suite, on a su que le malfaiteur était le neveu d’Eugène