Monuments aux morts et Croix des cimetières

Les monuments aux morts font partie intégrante du paysage de nos villes et villages. Apparus pour la grande majorité au lendemain de la Première Guerre mondiale, ils nous invitent à rendre hommage aux enfants du pays qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille.

Monument aux morts de l’église de Bournezeau

Il est question pour la 1ère fois de monument aux morts lors d’une délibération du conseil municipal, le 1er juillet 1916. En effet, Mme Esgonnière du Thibeuf demande au conseil municipal l’autorisation de faire placer, dans l’église de Bournezeau, un monument à la mémoire de son mari, le capitaine Esgonnière, tombé au champ d’honneur le 25 septembre 1915. A l’unanimité, le conseil donne son accord.

 

De chaque côté du monument, sur deux plaques de marbre, sont gravés les noms des hommes de Bournezeau morts pour la patrie pendant la guerre 14/18. Sur l’une de ces plaques, on peut lire : « Ils sont morts en Héros pour la Patrie », sur l’autre « à eux la gloire à nous le souvenir ». Sur le monument, on peut lire : « ll est mort en héros pour son Dieu et sa Patrie, haut les cœurs » Ce monument est l’œuvre d’Albert Roze, artiste sculpteur amiénois. Il l’a réalisé après la guerre 14/18, probablement vers 1920.


Monument aux morts dans le cimetière de Bournezeau

Le calvaire du monument aux morts du cimetière de Bournezeau a été érigé lors de la clôture de mission paroissiale en 1899. C’est une croix de granit, impressionnante par sa dimension et sa pierre finement travaillée. Cette croix a été réalisée par une entreprise de Bournezeau : “Les frères Gaillard tailleurs de pierre”.


La croix principale du cimetière est le site du monument aux morts.
Le monument a été restauré en 2012.

Le livre en bronze avec les noms des soldats morts pour la France.
Pour voir les noms se reporter ici.

(photo mars 2012)

En 1899, il n’était pas encore question de monument aux morts. Il a fallu attendre une délibération du conseil municipal du 4 juin 1922 pour entendre parler de monument aux morts au cimetière. Dans ce but, le socle de cette croix a été agrandi avec des pierres de granit. M. Vigneron, seul tailleur de pierre à Bournezeau a exécuté ce travail, pour 384 francs sur le compte de la commune.

C’est probablement à la suite de ces travaux de 1922 que ce site est devenu officiellement le monument aux morts. Le 27 mai 1923, à l’unanimité, le conseil municipal autorisait le Maire, M. Rouzeau, à contacter un fondeur pour l’exécution d’une plaque de bronze portant les noms des hommes morts à la grande guerre 1914/18.

Le 19 octobre 1924, le conseil unanime, autorisait M. le Maire à conclure le marché avec M. Lesourd-Graïc, graveur à Nantes, pour la livraison d’un livre de bronze, moyennant la somme de 3 000 francs. Ce livre pèse 120 kg et mesure 1 m par 1,10 m. Il a probablement été mis en place pour la cérémonie du 11 novembre 1924. Le Christ de ce calvaire a été descendu pour nettoyage vers 1982.

Croix de l’ancien cimetière : une croix hosannière


Cette croix de granit est une croix hosannière.
Elle ne comporte aucune inscription.

Cette croix est située près de l’entrée principale, à droite en rentrant dans le cimetière, à environ 30 mètres à l’est du monument aux morts. Autrefois, cette très vieille croix était dans l’ancien cimetière qui se situait à côté de l’ancienne église, sur la place, près de l’église actuelle Cette croix a été déplacée en 1984 par l’entreprise Brosset, à l’endroit des premières tombes du cimetière. Auparavant, elle se situait à 20 mètres du monument aux morts, côté nord-est.

 Qu’appelle t-on “Une croix hosannière” ?

Autrefois, le jour de la fête des Rameaux, les fidèles sortaient de l'église en procession. Ils s'arrêtaient à une croix pour des chants et des prières. L’évangile y était lu. Le prêtre bénissait la foule. La croix était encensée et aspergée d'eau bénite. Puis le cortège retournait à l'église tandis que les cloches sonnaient à toute volée.

Après la messe, les fidèles déposaient une branche bénie de buis ou de sapin sur les tombes de leurs défunts. Cette tradition remonte à l’an 1000. Aujourd’hui, de nombreuses personnes continuent cette tradition le jour des Rameaux.

Le nom d’hosannière semble venir de l’hosanne (buis sacré qui était déposé sur la croix) et de l’hymne de cette cérémonie des Rameaux: “Hosanna au fils de David”. Pour porter le nom de hosannière la croix devait avoir des caractéristiques précises. Il y en avait de plusieurs types avec deux points communs :

- Un fût plein (colonne de pierre souvent cylindrique)

- Une tablette liturgique sur laquelle on posait le missel, (partie horizontale plate de la pierre)

La vieille croix du cimetière de Bournezeau serait donc une croix hosannière, puisqu’elle remplit les conditions ci-dessus. Peut-être a-t-elle été au départ des processions le jour des Rameaux.

Sources : Témoignage d’Élise Esgonnière. : Site Internet de la Commission Française pour la protection du Patrimoine Historique et Rural (Nevers)

La croix du nouveau cimetière


Croix de granit dans le nouveau cimetière

Abandonnée depuis des décennies, cette croix de granit a été récupérée par la commune pour être transférée dans le nouveau cimetière. En 2002, elle y a été posée par l’entreprise Brosset. Elle vient d’une vieille tombe abandonnée par une famille inconnue. Elle se situait à 15 mètres du monument aux morts côté est. Cette famille devait être assez fortunée puisque au pied de cette croix de grande dimension, il y avait aussi une grande plaque de marbre blanc. Cette croix sans inscription, pourrait dater d’un siècle et demi au moins.

NB. : Ces informations ont été recueillies aux archives paroissiales, communales et auprès d’Yves BROSSET.

Monument aux morts du cimetière de Saint-Vincent-Puymaufrais


Monument aux morts du cimetière de Saint-Vincent Puymaufrais

Le cimetière actuel a été mis en service en 1900. Cette croix a probablement été érigée après la première guerre mondiale. Plus tard, elle est devenue le support du monument aux morts.

Avant sa rénovation, elle portait sur la face du socle une plaque sur laquelle était inscrit : « A la mémoire des enfants de Saint-Vincent-Puymaufrais morts pour la France ».

Lors de la rénovation de cette croix, en l’an 2000, les noms des morts de Saint-Vincent-Puymaufrais à la guerre 14/18 ont été inscrits sur une face du socle de la croix. Sur l’autre face du socle, les noms des morts de la guerre 39/45 et de la guerre d’Algérie ont été rajoutés. 


Dans le transept gauche de l'église de Saint-Vincent-Puymaufrais,
le monument aux morts avec les noms des hommes morts pour la France lors des guerres 14/18, 39/45, ainsi que ceux de la guerre d'Algérie.

Croix du cimetière de Saint-Vincent-Fort-du-Lay

(Au village du Pont-de-Saint-Vincent)


Vieille croix du cimetière
et sur le mur du cimetière une plaque indiquant
"Cimetière de St Vincent Fort du Lay
Commune fusionnée à Puymaufrais en 1833".

A ce jour, nous ne savons rien sur la date d’implantation de cette croix. Autrefois, le cimetière était situé autour de l’ancienne église (1), vers la grange actuelle. Les ossements retrouvés lors de terrassements, réalisés depuis 1950, le prouvent. La date du transfert de l’ancien cimetière à celui que nous connaissons nous est inconnue pour l’instant. Il pourrait peut-être dater du 17e, voire du 18e siècle. La dernière sépulture date de 1978. C’est celle de Valentin Vrignoneau maire de 1947 à 1952. (1) L’église de St Vincent Fort du Lay daterait du 14e siècle, peut-être avant. Incendiée en 1794, elle a été totalement démantelée vers 1850.

Henri Rousseau