Les monuments aux morts font partie intégrante du paysage de nos villes et villages. Apparus pour la grande majorité au lendemain de la Première Guerre mondiale, ils nous invitent à rendre hommage aux enfants du pays qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille.
Il est question pour la 1ère fois de monument aux morts lors d’une
délibération du conseil municipal, le 1er juillet 1916. En effet, Mme E
De chaque côté du monument, sur deux plaques de marbre, sont gravés les
noms des hommes de Bournezeau morts pour la patrie pendant la guerre
14/18. Sur l’une de ces plaques, on peut lire : «
Ils sont morts en Héros pour la Patrie », sur l’autre « à eux la gloire à nous le souvenir ».
Sur le monument, on peut lire : « ll
est mort en héros pour son Dieu et sa Patrie, haut les cœurs »
Ce monument est l’œuvre d’Albert R
Le calvaire du monument aux morts du cimetière de Bournezeau a été érigé
lors de la clôture de mission paroissiale en 1899. C’est une croix de
granit, impressionnante par sa dimension et sa pierre finement travaillée.
Cette croix a été réalisée par une entreprise de Bournezeau : “Les frères G
En 1899, il n’était pas encore question de monument aux morts. Il a fallu attendre une délibération du conseil municipal du 4 juin 1922 pour entendre parler de monument aux morts au cimetière. Dans ce but, le socle de cette croix a été agrandi avec des pierres de granit. M. Vigneron, seul tailleur de pierre à Bournezeau a exécuté ce travail, pour 384 francs sur le compte de la commune.
C’est probablement à la suite de ces travaux de 1922 que ce site est
devenu officiellement le monument aux morts. Le 27 mai 1923, à
l’unanimité, le conseil municipal autorisait le Maire, M. R
Le 19 octobre 1924, le conseil unanime, autorisait M. le Maire à
conclure le marché avec M. L
Cette croix est située près de l’entrée principale, à droite en rentrant
dans le cimetière, à environ 30 mètres à l’est du monument aux morts.
Autrefois, cette très vieille croix était dans l’ancien cimetière qui se
situait à côté de l’ancienne église, sur la place, près de l’église
actuelle Cette croix a été déplacée en 1984 par l’entreprise B
Autrefois, le jour de la fête des Rameaux, les fidèles sortaient de l'église en procession. Ils s'arrêtaient à une croix pour des chants et des prières. L’évangile y était lu. Le prêtre bénissait la foule. La croix était encensée et aspergée d'eau bénite. Puis le cortège retournait à l'église tandis que les cloches sonnaient à toute volée.
Après la messe, les fidèles déposaient une branche bénie de buis ou de sapin sur les tombes de leurs défunts. Cette tradition remonte à l’an 1000. Aujourd’hui, de nombreuses personnes continuent cette tradition le jour des Rameaux.
Le nom d’hosannière semble venir de l’hosanne (buis sacré qui était déposé sur la croix) et de l’hymne de cette cérémonie des Rameaux: “Hosanna au fils de David”. Pour porter le nom de hosannière la croix devait avoir des caractéristiques précises. Il y en avait de plusieurs types avec deux points communs :
- Un fût plein (colonne de pierre souvent cylindrique)
- Une tablette liturgique sur laquelle on posait le missel, (partie horizontale plate de la pierre)
La vieille croix du cimetière de Bournezeau serait donc une croix hosannière, puisqu’elle remplit les conditions ci-dessus. Peut-être a-t-elle été au départ des processions le jour des Rameaux.
Abandonnée depuis des décennies, cette croix de granit a été récupérée par la commune pour être transférée dans le nouveau cimetière. En 2002, elle y a été posée par l’entreprise Brosset. Elle vient d’une vieille tombe abandonnée par une famille inconnue. Elle se situait à 15 mètres du monument aux morts côté est. Cette famille devait être assez fortunée puisque au pied de cette croix de grande dimension, il y avait aussi une grande plaque de marbre blanc. Cette croix sans inscription, pourrait dater d’un siècle et demi au moins.
Le cimetière actuel a été mis en service en 1900. Cette croix a probablement été érigée après la première guerre mondiale. Plus tard, elle est devenue le support du monument aux morts.
Avant sa rénovation, elle portait sur la face du socle une plaque sur laquelle était inscrit : « A la mémoire des enfants de Saint-Vincent-Puymaufrais morts pour la France ».
Lors de la rénovation de cette croix, en l’an 2000, les noms des morts de Saint-Vincent-Puymaufrais à la guerre 14/18 ont été inscrits sur une face du socle de la croix. Sur l’autre face du socle, les noms des morts de la guerre 39/45 et de la guerre d’Algérie ont été rajoutés.
(Au village du Pont-de-Saint-Vincent)
A ce jour, nous ne savons rien sur la date d’implantation de cette croix.
Autrefois, le cimetière était situé autour de l’ancienne église (1),
vers la grange actuelle. Les ossements retrouvés lors de terrassements,
réalisés depuis 1950, le prouvent. La date du transfert de l’ancien
cimetière à celui que nous connaissons nous est inconnue pour l’instant.
Il pourrait peut-être dater du 17e, voire du 18e
siècle. La dernière sépulture date de 1978. C’est celle de Valentin V