A partir des registres paroissiaux, des archives de l’évêché et de la paroisse, nous pouvons tenter d’établir la liste des curés et des vicaires qui ont occupé les paroisses de Bournezeau, Puymaufrais, Saint-Vincent-Fort-du-Lay et, après la fusion de ces 2 dernières paroisses en 1801, Saint-Vincent-Puymaufrais.
Bien que l’ancienne église de Bournezeau semble dater du 12e
siècle, il faut attendre le 15e siècle pour trouver le nom de
deux curés : Jacques J
Au 16e siècle un seul curé nous est connu : Philippe C
Le 17 juin de cette même année, Pierre M
Le compte-rendu de cette visite précise qu’il y avait en moyenne 7 à 8
prêtres par paroisse dans le diocèse. Maurice B
La réforme protestante qui se répandait déjà, et les guerres de religion suivies du concile de Trente ont changé les conditions des prêtres dont le nombre diminuait fortement.
Puis, lors des guerres de Religion, le curé Philippe C
Les Protestants occupèrent alors les lieux. Seuls deux noms de pasteurs
nous sont connus : D
Ensuite, 77 ans plus tard, le 3 août 1641, Jean B
Ainsi, en raison des guerres de religion, la paroisse de Bournezeau fut sans curé pendant 84 ans, de 1564 à 1648.
Plus tard, une autre interruption d’une dizaine d’années intervint lors des Guerres de Vendée (1792-1801).
À Bournezeau, depuis le 15e siècle, nous connaissons le nom de 29 curés (durée moyenne : 12 ans environ), et 70 vicaires (durée moyenne un peu plus de 3 ans). Il y eut 11 curés à Puymaufrais et 10 à Saint-Vincent-Fort-du-Lay. Après la fusion des deux paroisses, 15 curés et 6 vicaires ont eu la charge de la paroisse de Saint-Vincent-Puymaufrais.
NOM DES CURÉS |
ANNÉES DANS LA PAROISSE |
DURÉE |
Bournezeau |
||
Pierre A |
1673 à 1709 |
36 ans |
André P |
Vicaire de 1705 à 1709 |
31 ans |
Jean-François G |
1824 à 1856 |
32 ans |
Saint-Vincent-Fort-du-Lay |
||
Jean de la F |
1738 à 1777 |
39 ans |
Puymaufrais |
||
Jacques P |
1670 à 1705 |
35 ans |
Saint-Vincent-Puymaufrais |
||
Jacques D |
1781 à 1824 |
43 ans |
François B |
Vicaire de 1823 à 1824 |
37 ans |
François-Xavier G |
Vicaire de 1839 à 1860 |
21 ans |
*D
et son successeur, B
Ils ont été exhumés puis inhumés ensemble en 1907 dans le nouveau
cimetière.
Leur tombe commune s’est affaissée en septembre 2007.
Pour honorer leur mémoire, la commune a posé une pierre tombale en
décembre 2008, (voir ״ Au Fil du
Temps״ n°6).
*Favorable à la Révolution, le curé L
*En 1790 le vicaire Joseph T
*G
Il peut être ajouté à cette liste le prêtre Victor C
Depuis 476 ans (de 1534 à 2010), il y a eu des vicaires pendant 231 ans, soit un peu moins de 50% du temps. De 1800 à 2010, la paroisse de Bournezeau a connu 17 curés et 32 vicaires.
Pierre Gabriel M
Le fait que l’évêque de la Rochelle était Mgr Gabriel Laurent P
René R
Il s’embarque pour Sainte Lucie le 9 novembre 1892 et devient dès son arrivée vicaire de Soufrière. Le 3 mai 1893, il prononce ses vœux perpétuels. Le 5 janvier 1894, il est curé de Choiseul. C’est là que durant 57 ans il exerça un apostolat fécond et apprécié. “Religieux de la stricte observance, il avait gardé son âme de novice”. Il dota sa paroisse d’une très belle église. L’âge et les infirmités le contraignirent à démissionner au début de 1951. Il se retira à la Soufrière, où il continua à rendre service. Le 11 novembre 1951, l’archevêque de Trinidad obtenait pour lui la médaille Pro Pontifice et Ecclesia.
Un peu plus tard, il revint au presbytère de Choiseul. En 1956, une grave
maladie le laissa très diminué physiquement, et bientôt ce fut l’impotence
à peu près totale. Il disait à peu près continuellement son chapelet. Le
Père R
Dans le numéro 14; vous trouverez la
biographie de l’Abbé Henri S
(4)Louis B
Pendant 21 ans, il fut, comme il l’écrit lui-même, un missionnaire heureux, se sentant bien dans la voie qu’il avait désirée. Après un stage de 3 ans à Bangui, il alla à Bria, à 600 km plus à l’Est pour fonder une mission. Il écrivait en 1977 pour ״Pentecôte pour le Monde״ : “Durant ma vie Missionnaire active, j’ai fait ce que j’ai pu avec la conscience parfois douloureuse de mes limites et de mes faiblesses mais pleinement confiant dans l’action de l’Esprit-Saint.’
C’est à Bria que la poliomyélite le terrassa en 1967. Il lui restait 12 ans à vivre paralysé, continuant sa vie missionnaire dans la souffrance, la prière et l’aumônerie des hôpitaux. Toujours heureux et confiant dans l’action de l’Esprit-Saint ».
(5) Georges G
(6) Louis M
*Favorable à la Révolution, G
*Opposant farouche à la Révolution, D
Le concordat du 15 juillet 1801 (accord entre le Pape P
Autrefois, les paroisses dépendaient des Abbayes, qui étaient choisies par le seigneur local. La nomination des curés et vicaires des paroisses était assurée par les abbayes auxquelles elles appartenaient. Néanmoins, l’évêché cautionnait leurs décisions. Depuis la Révolution, c’est l’évêque de Luçon qui assure les nominations dans les paroisses. En réalité, Bournezeau et Puymaufrais étaient rattachés à l’abbaye de St-Michel en l’Herm jusqu’en 1772. Par contre, St-Vincent-Fort-du-Lay est resté dépendant de l’abbaye de Mauléon jusqu’à la Révolution.
(1)Il a été curé de Bournezeau de1877 à 1887.
(2)Au n°16, est parue la
biographie de Jean-Baptiste O
Lors de la restructuration des paroisses en 1997, les paroisses de Bournezeau et Saint-Vincent-Puymaufrais sont devenues des relais paroissiaux de la paroisse Saint-Pierre-des-Deux-Lays, dont le siège est à Chantonnay.
Les autres relais de cette nouvelle paroisse sont : Saint-Hilaire-le-Vouhis, Puybélliard, Saint-Philbert-de-Pont-Charrault, Sigournais, et Saint-Mars-des-Prés.
Depuis 1997, il n’y a qu’un seul curé pour toute la paroisse, résidant à Chantonnay. Les autres prêtres sont devenus des ״coopérateurs״. À 75 ans ils deviennent ״auxiliaires״, avec une charge moins lourde.
À partir de 2009, les sept relais paroissiaux sont répartis en trois “Communautés Chrétiennes de proximité”. Les relais de Bournezeau et St-Vincent-Puymaufrais représentent une des trois. Depuis 2023, les paroisses Saint-Pierre-des-deux-Lays (Chantonnay) et Saint-Étienne-de-Grammont (Mouchamps) sont regroupées et la paroisse s'appelle "Saint-Vincent-de-Chantonnay". Aux sept relais paroissiaux déjà énumérés, il convient d'ajouter : Saint-Vincent-Sterlanges, Mouchamps, Rochetrejoux, Saint-Prouant et Saint-Germain de Prinçay.
Henri R